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SC Saint Jean en Royans – US Annecy    38 – 5

Pour Saint Jean en Royans : 5 essais HUDSON A (17e, 58e) MANDRON (31e) HUDSON J (36e) TESTON (62e) – 5 transformations BOURRON (17e,31e,36e,58e,62e) – 1 pénalité BOURRON (2e)
Composition : BOURRON – REZGUI, FERROUILLAT, LOTITO, FERNET MANGIONE – GRANGE (o) MANDRON (m) – HUDSON A, HUDSON J, ROCHE – REBESCO Y, GONTIER – REBESCO M, DERBIER, AGU. Remp : GILIBERT, BOUSQUAINAUD, TESTON, REVOL, LIOTTARD, SCALVINI, BAILLON

Pour Annecy : 1 essai VIGNE (68e)
Composition : GIDEL – VIGNE, PATRON, HAGHEDOOREN, SUDAN – NINET (o) MARINI (m) – BAURES, PERRUISSET, TARDY – DECARRE, CABARET – VALLET, BAYOL, KUTARASHVILI. Remp : VASSEUR, COCHET, OTTOZ, LOURSAC, TRAINI, GANDY, CUZZIT.

C’étaient les feux de la Saint Jean

La brillante victoire signée dans le derby face à Rumilly à peine rangée dans l’armoire aux souvenirs, voilà que Annecy devait remettre un nouveau coup de collier en disputant son match en retard face à un autre gros bras de la poule, le SC Saint Jean en Royans. Pas facile de se motiver à nouveau quand on vient de livrer une rencontre aussi épuisante nerveusement que physiquement dans le cadre d’un derby. Et pourtant, le pedigree de l’adversaire du jour paraissait suffisamment évocateur pour susciter une grosse mobilisation afin de tenter de décrocher au moins un point de bonus défensif qui ne paraissait pas utopique au regard des résultats alignés par les drômois sur leur pelouse. Meyzieu, Beaurepaire, Saint Savin mais également Villeurbanne, sont tous repartis des contreforts du Vercors avec au minimum un point dans leur besace. Seulement voilà : il allait falloir livrer une féroce bataille face à un adversaire qui ne baisse que très rarement pavillon à domicile et désireux d’asseoir sa position de qualifiable en cas de succès. D’ailleurs, après un départ cahin-caha, Saint Jean en Royans monte progressivement en puissance, et flirte désormais avec le niveau de jeu auquel on attend un XV doté d’une telle force de frappe. Cette montée en régime se traduit notamment par une série en cours de 4 succès consécutifs qui leur permet désormais de lorgner très sérieusement sur l’une des deux premières places de la poule. Et pour ce faire, s’imposer contre Annecy était donc impératif. Côté haut savoyard, ce déplacement ne revêtait pas la même importance, la seconde place ayant été très provisoirement sécurisée après le succès glané le week-end dernier. Avec déjà 2 succès signés sur ce premier bloc de la phase retour, l’essentiel avait été fait par les annéciens, le déplacement en terre drômoise était le prétexte pour continuer à faire tourner le compteur de points au classement. Pour ce faire, on avait fait appel à du sang neuf avec la titularisation de joueurs en déficit de temps de jeu et l’appel dans le groupe de OTTOZ et de coach CUZZIT en personne, pour compenser les absences de BETTAYEB et de BOUKANOUCHA.
Et pour le second dimanche consécutif, c’est avec le ciré et les palmes qu’il fallait aborder cette rencontre tant la pluie de la nuit précédente et de la matinée avait rendu la pelouse extrêmement lourde, boueuse même par endroit, réduisant de facto toute ambition de rugby offensif. Pas la peine de s’embarrasser de combinaisons travaillées au tableau noir en ce dimanche. Du rugby direct, à zéro passes serait largement suffisant pour viser la victoire. D’ailleurs, Annecy va très vite le constater à ces dépens à la suite d’un ballon lâché par KUTARASHVILI au centre du terrain, un contre au pied contraindra GIDEL à se coucher sur la balle pour éviter l’essai mais pas la pénalité qui permettait à BOURRON de déflorer sans attendre le planchot (3 – 0 à la 2ème). Annecy ne s’en laissera pas compter et repartira immédiatement à l’assaut des 22m drômois, investissant pendant un bon quart d’heure le camp local grâce à un bon jeu au pied d’occupation et de pression, et quelques tentatives de jeu en exploitant les côtés fermés mais sans véritablement mettre en danger une défense locale qui se montrait solide sur la ligne de front, ne permettait aux annéciens aucun franchissement de la ligne d’avantage, repoussait avec virulence les tentatives de percussion des avants alpins. Ne pouvant mettre de la vitesse dans son jeu du fait d’un ballon ressemblant plus à une boule de terre glaise  qu’à une gonfle de rugby, Annecy se trouvait dès lors bien embarrassé pour mettre en danger un XV local combattant et guerrier à souhait. Quand NINET eu la malchance de taper le poteau sur une pénalité bottée des 22m droite (5ème), il y avait une sorte de présage à l’après-midi bien inconfortable qui se dessinait pour les siens. Et quand les locaux pénétrèrent pour la seconde fois seulement dans le camp annécien pour y disputer une pénaltouche qui emportera vite fait, bien fait le pack haut savoyard pour envoyer A HUDSON s’écraser dans l’en-but (10 – 0 à la 17ème), on sentit déjà une sorte d’impuissance envahir les rangs annéciens. Pourtant, ils retournèrent à la mine dans la foulée, mais devant tant de difficultés à casser les placages locaux, à jouer dans l’avancée, les alpins en furent réduits à jouer et à tenter de se faire des passes devant une défense locale aux aguets. Cette tactique par défaut n’était malheureusement pas adaptée aux conditions climatiques du jour, le terrain étant à la limite du praticable. Entre ballons perdus et ballons rendus, les locaux gagnaient de précieuses munitions qui vont lui permettre de prendre la mesure de son hôte du jour et finir en trombe ce premier acte. Et comme de bien entendu, c’est en utilisant la puissance de son pack, la force de pénétration de ses centres que Saint Jean en Royans va sceller d’ores et déjà son succès. Ainsi, dans le sillage d’un pack épatant dans sa faculté à jouer debout en dépit de conditions de jeu précaires, qui alternait avec maîtrise les picks and go, les percussions au près des frères HUDSON ou de LOTITO, les départs sur les bords des regroupements, le pack local va amener son adversaire au point de rupture. Et avec la manière à l’exemple de cette charge dévastatrice plein champs de J HUDSON venu à l’intérieur de ses centres et poursuivie par des relais dans l’axe de ses compères du pack sur 50m pour permettre à MANDRON de finir le travail en se faufilant au ras de la cambuse pour aller inscrire le second essai de l’après-midi que transformera BOURRON (17 – 0 à la 31ème). Bis répétita à peine plus de 5 minutes plus tard quand un nouveau regroupement aux 10m visiteurs, verra MANDRON choisir la solution du large pour J HUDSON qui mit les défenseurs dans le vent d’un retour intérieur lui permettant de pointer en très bonne position. Avec la transformation de BOURRON, Saint Jean en Royans menait par 28 à 0 (36ème), ôtant tout suspens à la suite de cette rencontre. Le XV « rouge et noir » n’avait pas outrageusement dominé ce premier acte, mais en appuyant sur le savoir faire consommé d’un pack dissuasif par sa puissance, efficace dans le jeu au sol permettant de relever rapidement les ballons pour lancer des picks and go, suffisamment véloce pour enchaîner les percussions dans l’axe profond, les drômois se sont détaché au tableau d’affichage irrésistiblement, avec une maîtrise des éléments déconcertante, cornaqués de main de maître par MANDRON secondé par une paire de centres perforante.
S’il devait y avoir un enjeu au cours de ce second acte, il portait sur la capacité des annéciens à réagir pour tenter les locaux d’empocher le point de bonus offensif. Cela semblait en prendre le chemin car Annecy attaquait ce second acte comme il avait débuté la rencontre, en occupant les 50m drômois grâce à un jeu au pied d’occupation cohérent, se permettant même de venir chatouiller la ligne d’en-but locale à la suite d’une percée rageuse de PATRON (50ème). Malheureusement, sur la pénaltouche qui suivra, alors que le pack annécien semblait en mesure de franchir la ligne d’en-but, KUTARASHVILI sera pris par la patrouille, écopant d’un carton jaune (52ème) qui permettra aux locaux de se dégager de l’étreinte haut savoyarde. Le symbole d’une certaine impatience mais également de l’absence de solutions s’offrant à des annéciens contrariés dans les zones de combat. Là encore, ce fut le début d’un mauvais film, puisque quelques minutes plus tard, c’est BAURES qui sera contraint de passer par la case « banc de touche » pour un carton blanc (56ème). Forts d’une telle double supériorité numérique, Saint Jean en Royans en remettra une couche une nouvelle fois en se reposant sur la force de son pack monolithique, puissant, étincelant de maîtrise et d’envie dans ce combat de « gueules noires » qui transformera une nouvelle pénaltouche en coup gagnant pour porter à un train d’enfer A HUDSON dans l’en-but haut savoyard. BOURRON assurant la transformation, les locaux menaient désormais par 31 à 0 (58ème). Et Annecy sera puni cash de toutes ses imprécisions lorsque sur un ballon joué au large NINET tomba un ballon que TESTON s’emmènera au pied sur 60m jusque dans l’en-but pour y aplatir le 5ème essai de la guirlande locale (38 – 0 à la 62ème). Avec le balai des entrées des remplaçants de chaque camp, la fin de match sera moins intense, les locaux se contentant d’attendre et de contrôler les louables initiatives de jeu annéciennes. Le XV haut savoyard aura le mérite de demeurer fidèle à ses convictions en tentant de faire vivre la balle. Ces bonnes intentions seront récompensées par une pénaltouche qui permettra à MARINI d’alerter VIGNE dans le fermé pour un essai limpide mais inscrit bien trop tard pour changer la face d’une rencontre que les drômois remportent haut la main sur le score de 38 à 5. Une note salée mais logique tant les drômois ont montré de l’ardeur, de l’agressivité, de l’envie dans le combat, des ingrédients essentiels lorsque les conditions de jeu restreignent le rugby à un petit périmètre. Hier, Annecy n’avait plus de gaz, plus de ressort mental pour rivaliser avec cette solide équipe de Saint Jean en Royans qui a démontré une telle force, une telle puissance dans les zones de combat qu’elle devrait en faire souffrir bien d’autres lors des prochaines journées.
Cette défaite marque un coup de frein pour des annéciens, qui avaient laissé leurs vertus guerrières au vestiaire et un peu également aux Grangettes. En ce dimanche, cette carence a été rédhibitoire et leur a interdit tout espoir de succès surtout face à un adversaire qui fait de ses vertus, son fonds de commerce. De ce fait l’écart au score peut paraître sévère car Annecy a pourtant dominé sans concrétiser pendant de longues séquences, mais il est au fond normal tant Annecy a fini par lâcher dans le secteur du combat, primordial hier, faisant ainsi le jeu d’un adversaire redoutable à ce niveau. Cette défaite, loin d’être infamante, rappelle ainsi à ce groupe qu’il ne possède aucune marge par rapport à ses adversaires en cas de déficience dans l’engagement, le combat, le don de soi, la motivation. Dispersés en défense, dominés par la dimension physique de son rival, perturbés par la roublardise et l’organisation du pack local dans les zones de combat, gênés par l’alignement local qui le priva de conquêtes assurées proprement pouvant être exploitées, incapable de casser les placages adverses, Annecy a été réduit à une certaine impuissance qu’il conviendra de méditer en vue de la suite du championnat. Attention, pas question de balayer en un dimanche le beau parcours accompli jusqu’ici. Mais cette confrontation rappelle que même dans un jour « sans » comme hier, tout manquement aux fondamentaux de ce sport se paie comptant, et lourdement. Cela s’appelle la constance, une qualité qui s’acquiert en étant exigeant avec soi et qui aidera ce groupe à progresser.
Voilà une expérience à méditer pour repartir de l’avant à l’instant de recevoir le leader de la poule, Villeurbanne. Les carences de ce jour, devront être leurs qualités de demain, histoire de traiter d’égal à égal avec un adversaire qui lui avait infligé une lourde défaite au match aller, et qui développe un rugby offensif, ambitieux qui devrait nous valoir une belle opposition car Annecy entend bien rivaliser avec son prestigieux hôte, en y mettant un supplément d’âme, celui qui permet de renverser des montagnes. Et Villeurbanne en est une ! !
Pour terminer, l’équipe réserve a également subi un lourd revers, plutôt attendu celui là tant l’adversaire du jour fait office de pointure dans son championnat. Après une première période à sens unique au cours de laquelle ils encaisseront 5 essais transformés, ils ont relevés la tête en seconde période, développant du jeu avec leurs moyens mais sans inquiéter véritablement un adversaire au collectif plus rôdé. Au final, Annecy s’inclinera lourdement sur le score de 42 à 0 qui ne remet pas en cause l’objectif d’arracher une 5ème place de poule derrière les 4 gros bras de la poule.     

Texte de Stéphane Mugnier

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Billeterie
Prochain match Fédérale 2
Prochain match le 21/02/2016
vs
AnnecyVilleurbanne
 
Classement Fédérale 2
1.
Villeurbanne
49 pts
2.
Annecy
41 pts
3.
St-Jean-en-Royans
39 pts
4.
Meyzieu
30 pts
5.
Beaurepaire
30 pts
6.
Saint-Savin
29 pts
7.
Rumilly
28 pts
8.
Saint-Etienne
26 pts
9.
Villefranche
8 pts
 
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