RC Aubenas Vals 10-16
US
Annecy Rugby
Stade George Marquand - Aubenas
« L'US Annecy Rugby retrouve son rang »
De la patience. Il en aura encore fallu un peu aux Blanc & Bleu pour connaître l’issue du match retour de 8ème de finale opposant Aubenas à Annecy. 6 minutes d’arrêts de jeu en dernière mi-temps avaient de quoi mettre les nerfs à rude épreuve, et les ongles ! Voilà plus d’un an que tout le monde attendait déjà. L’US Annecy Rugby évoluait alors en Fédérale 1, l’antichambre de la Pro-D2. Premier reléguable de sa poule, le club annécien avait finalement été rétrogradé. Une décision que beaucoup jugeait injuste mais qui, finalement, s’imposait comme une épreuve qui permettrait de ressortir grandi.
D’ailleurs, la machine n’était-elle pas déjà en marche ? En s’attelant récemment à restructurer ses bases, il est vrai que l’US Annecy Rugby nourrissait de belles ambitions cette saison, comme celle par exemple de regarder toujours plus haut et de devenir un club alpin de référence. Une attitude, affichée de la part des dirigeants comme de la direction sportive, qui ne tardait pas à faire réagir le microcosme de la Fédérale 2. Du manque d’humilité à l’excès de prétention, tous les superlatifs ont été utilisés pour décrire ce challenge, ostentatoire et mal interprété. Ainsi, tout au long de la saison, le XV annécien avait fait face à des adversaires trop désireux de leur donner la leçon et minimisant la volonté profonde des Blanc & Bleu.
A commencer par celle des joueurs, qui n’ont jamais paru aussi sereins et confiants que ces derniers temps. Oubliés les balbutiements du début de saison ; la pléthore de blessés et la mise en place fébrile du jeu collectif avaient laissé place à un banc riche et une maîtrise du jeu de qualité. Au fil des semaines, le groupe avait su dévoiler son réel potentiel. De grosses performances en victoires inattendues, Annecy s’était hissé jusqu’en 8ème de finale et tenait la corde pour l’accession en 1/4, synonyme de qualification pour la Fédérale 1.
Aussi, pas de temps à perdre ! D’emblée, les hommes du capitaine Chicouard montraient qu’ils n’étaient pas venus la fleur au fusil et malmenaient volontiers l’adversaire. Deux pénalités et une vingtaine de minutes plus tard, les visiteurs inscrivaient l’essai par Charvat qui s’enfonçait dans les lignes adverses et aplatissait, se blessant malheureusement dans l’action. Jordan finissait le travail et accentuait la marque. Si les esprits s’échauffaient quelque peu - rapidement calmés par une distribution de cartons - le jeu reprenait, toujours sous l’emprise des Annéciens.
Peu avant la pause, et en infériorité numérique, les haut-savoyards cédaient finalement face aux charges répétées des Ardéchois, portés par un public entièrement acquis à leur cause. Poussés à la faute par deux fois près de leur ligne d’en-but, les Blanc & Bleu écopaient d’un essai de pénalité et ne manquait plus qu’au buteur local de viser entre les perches pour s’assurer de réduire la marque à la mi-temps (7-16).
A l’heure de jeu, le RCAV obtenait trois points supplémentaires et revenait à moins d’un essai. Les visiteurs ne tremblaient pas et géraient parfaitement le match car ils avaient fait l’essentiel en première mi-temps. Les hommes du duo Auger-Lorbois se contentaient de conserver leur avantage à la marque et d’assoir leur ascendant sur la rencontre. Le stade Dugradus, plein à craquer, aura beau s’égosiller pour encourager l’équipe du terroir, rien ne venait entraver la destinée des joueurs de l’US Annecy Rugby.
En sifflant la fin du match à 16h48 précises, l’arbitre mettait fin à l’interminable attente et libérait le camp annécien dans une légitime explosion de joie. La poignée de fervents supporters Annéciens rejoignait promptement ses héros sur le pré et s’abandonnait dans la liesse.
Ca y est, c’est fait ! L’objectif est atteint et le contrat rempli. Dorénavant soulagés de toute pression, les Annéciens aborderont les ultimes rounds avec toute l’envie possible. L’histoire ne s’arrête évidemment pas là car, secrètement, le but final est d’aller chercher ce bouclier de champion de France et il ne reste plus que trois matches « couperet » à disputer pour cela.
De plus, dimanche prochain, le ¼ de finale marquera les retrouvailles avec le CS Vienne, leader de la poule 3, qui croisera donc de nouveau son dauphin. L’affiche ne manque pas de piment tant la rencontre, placée sous le signe de la revanche (1 victoire partout pour les deux formations en saison régulière, NDLR), promet d’être extrêmement disputée.
Mais ceci est une autre histoire…
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