Actualités
14/01/2018
US Annecy – US Bellegarde    19 – 19

Pour Annecy : 2 essais GIDEL (41e, 50e) – 3 pénalités GANDY (23e, 28e, 62e)

Composition : GUENARD – CHAHBA, PASCAL, GEANTET, GIDEL – GANDY (o) RAMBEAU (m) – BAURES, BERLIOZ, DEMS – CABARET, DECARRE – VALLET, L’HOSPITAL, COURT. Remp : REIGNIER, BENABDALLAH, DESFOURS, PERRUISSET, RAPIN, FUMEX, GUIRAND

Pour Bellegarde : 1 essai DARD (62e) – 1 transformation JORDAN (62e) – 4 pénalités JORDAN (1e, 12e, 54e, 73e)

Composition : JORDAN – PORRET, WAQUASEDUADUA, CORAL, DUCROZET – POZZOBON (o) NINET (m) – TRAINI K, BONOLA, BELLOTTO – GOYAUX, HYVONNAT – MEDICO, CATHERIN, RAPANT. Remp : BONNET, MORITZ, JACQUINOD, VIONNET, DURQUET, MOREIRA, DARD

Copier – coller

Ce week-end, le coup d’envoi de la phase retour du championnat était donné. Pourtant, pour Annecy, nous n’étions plus en phase de reprise, mais déjà dans une logique de continuité dans la foulée de son succès bonifié décroché la semaine passée face à Vinay. En enchaînant sur une seconde réception consécutive, l’US Annecy avait là une belle opportunité de conforter sa position dans le wagon de tête du classement général. Comme Voiron, Saint Priest et Rumilly évoluaient également à domicile et que seul Vinay était en déplacement, la victoire devenait même impérative pour s’assurer un petit matelas de sécurité dans l’optique de la qualification. Surtout que l’adversaire du jour, l’US Bellegarde, semblait parfaitement à la botte des locaux pour peu que ces derniers rééditent la même prestation, emprunte de sérieux, fournie le week-end dernier. Et comme Bellegarde, toujours invaincu à domicile, n’avait ramené que des défaites de ses déplacements précédents, Annecy partait avec un statut de favori. Sauf que le contexte très particulier d’un derby confère à ce type de rencontre, un caractère toujours singulier dans lequel il n’existe finalement ni favori ni outsider, la pancarte de favori étant souvent très lourde à porter à cette occasion. Et puis le souvenir du match aller, ne pouvait qu’inspirer la méfiance tant l’US Annecy avait galéré pour décrocher un match nul laborieux au terme d’une partie indigente, faute d’avoir su dompter la fougue des bellegardiens. Sachant que Bellegarde n’offre pas le même visage en déplacement qu’à domicile au point d’avoir subi de lourdes défaites à Vinay, à Rumilly ou à Voiron, qu’Annecy avait l’avantage d’avoir repris le rythme de la compétition avec une semaine d’avance, les hommes de Michel FRACHAT pouvaient aborder ce nouveau derby avec une certaine sérénité. D’ailleurs, confiance avait été très largement renouvelée au groupe victorieux la semaine passée, seuls LOURSAC, MERMET, VILLERS et PATRON quittaient le groupe au profit de REIGNIER, de DESFOURS, de RAPIN et de PERRUISSET.

Une stabilité qui aurait dû permettre aux annéciens de rentrer plus aisément dans cette seconde rencontre d’affilée aux Fins, histoire de marquer d’entrée son territoire. Sauf que c’est l’absolu contraire qui se produira, Bellegarde s’imposant tout de suite en patron, avec la bénédiction d’annéciens apathiques, à l’image du coup d’envoi de la rencontre botté par JORDAN, capté dans les airs par DECARRE mais récupéré au contact par des bellegardiens virulents qui pousseront les locaux à la faute. D’entrée de jeu, JORDAN enquilla les 3 points d’une pénalité bottée des 22m face pour mettre ses couleurs en tête (0 – 3 à la 1ère). Une pénalité annonciatrice d’un excellent quart d’heure de bellegardiens, qui tenteront de bonifier leur entame en produisant du jeu, faisant donner leur pack par plusieurs séquences de percussions avant de rejouer le plus souvent dans les côtés fermés afin de limiter la prise de risque. Un rugby étroit peut-être, mais récité proprement et avec suffisamment d’entrain pour placer les locaux sous pression et se procurer quelques occasions de gonfler le score. Ce sera tout d’abord JORDAN qui glissera au moment de botter une pénalité de 50m face qui sera trop courte (9ème). Puis un ballon perdu par CHAHBA sur une relance se transformera en ballon de contre envoyé sur l’aile opposée jusqu’à RAPANT qui décala PORRET pour un débordement qui s’achèvera en touche à 5m de l’en-but haut savoyard (10ème). Et quand L’HOSPITAL sera pris par la patrouille en train de rentrer sur le côté d’un maul bellegardien conquérant, ce dernier héritera d’un carton blanc logique en même temps que JORDAN héritait d’une occasion de passer 3 nouveaux points qu’il s’empressa de concrétiser (0 – 6 à la 12ème).  Solides sur les fondamentaux, jouant à leur main et à leur rythme, dictant leur jeu, les bellegardiens dominaient ce début de rencontre de la tête et des épaules. En face, Annecy était dans le dur ou plutôt dans le brouillard, multipliant les fautes, les ballons tombés, les mauvaises passes, les imprécisions techniques. Plus inquiétant, le plan de jeu développé par les annéciens était d’un flou total tant les approximations dans le replacement et la circulation des joueurs empêchait tout développement du moindre embryon d’action construite. Les annéciens étaient clairement à côté de leurs pompes, le collectif étant en panne de dynamisme et de fil conducteur dans son jeu pour faire peser une réelle menace sur les visiteurs. Il fallut donc quelques inspirations individuelles pour remettre les annéciens dans le sens de la marche et donner l’impression d’un retour des locaux dans la course à la victoire. Surtout qu’il n’en fallait pas beaucoup pour que Bellegarde s’égare, l’indiscipline étant également l’un des péchés mignons des burgiens. En 5 minutes, après un carton blanc pour TRAINI (20ème) et quelques offensives menées proprement, Annecy avait recollé au score par l’intermédiaire de la botte de GANDY qui cadra de près aux 23ème et 28ème pour remettre les deux équipes dos à dos (6 – 6). Ce bon passage annécien ne sera malheureusement qu’un feu de paille, surtout qu’avec la sortie prématurée de CABARET, c’est l’une des poutres maîtresses du pack local qui quittait la pelouse. Déjà dotés d’un pack léger en ce dimanche, Annecy allait rechercher dans le mouvement à tout prix, un salut qui eut été possible avec un peu plus de justesse technique et quelques réajustements tactiques. Car à vouloir jouer en étant chassés par une défense visiteuse très mobile, agressive sur le porteur de balle et peu mobilisée dans les rucks, les annéciens cherchaient à développer du jeu sous une pression défensive visiteuse dont ils ne parvenaient pas à se défaire. Contrés par un pack bellegardien hyper actif, collant au ballon, ferraillant sans relâche dans les rucks, les annéciens étaient improductifs, brouillons au possible et tombaient dans le rythme dicté par la troupe du dynamique RAPANT. Ces derniers usaient d’un plan de jeu simple mais efficace : un investissement total dans le combat et dans le jeu au sol pour ralentir le jeu et récupérer de précieux ballons et jeu d’occupation quasi systématique grâce aux pieds de POZZOBON et de JORDAN. De sorte que la pause sera sifflée sur ce score de parité alors qu’une ultime tentative de pénalité bottée par JORDAN des 25m gauche en biais, frôla, de très, très près, les poteaux annéciens (37ème).

Une parité en trompe l’œil tant Bellegarde a disposé d’une importante possession de balle grâce à son labeur défensif et semblait disposer des armes pour concrétiser la meilleure maîtrise de son jeu. Pour Annecy, la pause arrivait à point nommé pour retrouver un second souffle, les 10 minutes de temps forts connus en milieu de 1er acte, semblant déjà bien loin, indiquant toute la difficulté rencontrée par les alpins pour prendre les reines de la rencontre.

Pourtant, le second acte démarra de la meilleure des manières pour le XV « bleu et blanc » qui étala alors de belles intentions de jeu développées avec un déchet technique minimal. Au point qu’après 60 secondes de jeu, GIDEL venu se proposer au ras d’un regroupement, trouva l’intervalle gagnant pour filer inscrire un bel essai dans l’angle gauche de l’en-but bellegardien après une course de 30m (11 – 6 à la 41ème). Une réalisation qui sembla donner des ailes aux locaux qui investiront largement les 22m visiteurs. Malheureusement, cela grinçait toujours autant dans les rangs alpins pour mettre du rythme, de l’impact dans le jeu. Contenus par le pack « vert et blanc » sur une pénaltouche, GANDY bottera une belle transversale à l’attention de CHAHBA dans l’en-but visiteurs mais l’ailier annécien ne contrôlera pas la balle dans les airs (45ème). Avec enthousiasme et volonté, Annecy va pourtant finir par trouver l’ouverture juste après que Bellegarde ne soit réduit à 14, RAPANT écopant d’un carton blanc (46ème). Sur une conquête en touche de PERRUISSET, l’offensive se propagea au large par plusieurs prises de profondeur successives de RAPIN, de VALLET et de DESFOURS avant qu’un renversement d’attaque gagnant ne permette à GANDY de servir GIDEL qui filera inscrire un très bel essai en coin gauche et porter la marque à 16 à 6 (50ème). Un réalisme qui avait de quoi redonner confiance au XV haut savoyard car il avait fallu simplement deux actions développées dans le tempo pour creuser un écart de 10 points au score. Malheureusement, ces deux actions sorties d’un désert d’approximations, demeureront sans lendemain, tel un mirage au milieu d’une cacophonie rugbystique. Car bien vite la fébrilité locale reprendra le dessus. La bonne volonté des hommes de Julien FORGE et d’Alexandre CUZZIT ne faisait aucun doute, leurs tentatives de trouver leur salut par du jeu de mouvement semblaient la voie à suivre. Mais éprouvant les pires difficultés à franchir le premier rideau défensif bellegardien, passant trop souvent par le sol pour donner du rythme à la rencontre, évoluant en ordre trop dispersé au point d’isoler trop souvent le porteur de balle dans une défense agressive, les annéciens étaient contraints de forcer leur jeu, de se passer le ballon en étant mis sur les fesses par des bellegardiens souvent en surnombre dans les zones de combat. Le XV « bleu et blanc » ne pesait pas sur la défense visiteuse, peinait à trouver le surnombre ou bien le décalage en bout de ligne. La défense bellegardienne à défaut de respirer la sérénité, contrariait suffisamment les intentions locales pour récupérer de précieuses munitions et rééquilibrer l’occupation territoriale pour se rapprocher à portée de fusil des perches locales. Et comme JORDAN avait la patte chaude, ce dernier ne se fit pas prier pour passer la pénalité de l’espoir des 40m gauche et ramener la marque à 16 – 9 à a la 54ème, laissant ses partenaires dans les clous du bonus défensif. N’hésitant pas à relancer le jeu de loin, Annecy éprouvait pourtant bien des difficultés à sortir proprement de son camp et devait rendre trop souvent le ballon à l’adversaire par un jeu au pied de dégagement qui permettait au mieux de soulager une défense jusque là intraitable. Et quand la mêlée locale ira chercher une pénalité au terme d’une belle épreuve de force que GANDY passera des 25m face (19 – 9 à la 64ème), on se dit que cahin-caha, Annecy avait les ressources suffisantes pour ne pas se laisser déborder par des bellegardiens qui développaient leurs offensives avec de moins en moins de retenue. Et quand ils joueront crânement leur chance, les gars de la Valserine feront mouche en profitant d’un nouveau ballon rendu aux bellegardiens par un dégagement au pied approximatif de PASCAL. La relance initiée par le duo JORDAN-K TRAINI rebondira dans le fermé jusqu’à DARD en bord de touche qui déborda CHAHBA avant de profiter d’une glissade de GUENARD pour faire parler ses cannes et filer sur 40m inscrire un essai qui changeait la face du match, surtout que JORDAN ajouta la transformation pour ramener la marque à 19 à 16 (63ème). Un essai comme un coup de bambou sur les têtes d’annéciens que l’on sentait complètement perdus, ne sachant plus comment s’y prendre pour se défaire de ses accrocheurs bellegardiens. Annecy ne maîtrisait plus rien, ni son jeu, ni ses nerfs, ni le cours de cette rencontre qui leur échappait lentement mais sûrement. De plus, on sentait le XV haut savoyard en train de flancher physiquement devant un adversaire plus frais. Le dernier quart d’heure sera le reflet de l’impuissance des locaux à peser sur la rencontre, de leurs difficultés techniques à poser leur jeu qui les conduira au bord du précipice. Pourtant, les annéciens hériteront de 2 pénaltouches aux 5m visiteurs. La première s’écroulera bien dans l’en-but « vert et blanc » mais sans que l’essai ne soit inscrit (69ème). Sur la seconde, le ballon sera perdu et permettra à POZZOBON de dégager son camp (70ème). La chance des « bleus et blancs » venait de passer et ils ne la retrouveront plus, ayant faillis sur leur temps fort. Repoussés dans leur camp, le pire était à venir pour des locaux qui vont se tirer une balle dans le pied. Trop lents à libérer leurs ballons, les annéciens vont proposer des percussions successives au ras des rucks sur lesquels les bellegardiens, en surnombre, vont finir par contester victorieusement la libération de balle. Des 40m face, JORDAN ne rata pas l’aubaine et passa impeccablement la pénalité pour remettre les deux adversaires dos à dos (19 – 19 à la 73ème). Malgré les 7 minutes de temps réglementaire restantes, Annecy ne parviendra pas à reprendre le score, leur fin de rencontre étant à l’image du reste de la rencontre, une succession de ballons perdus et rendus à un adversaire qui géra sans peine la fin de la rencontre pour attendre le coup de sifflet final qui clôtura ce second derby sur un nouveau math nul, comme au match aller.

Et comme lors du match aller à Bellegarde, Annecy peut s’estimer heureux de conserver le bénéfice du match nul tant le contenu de la rencontre a de nouveau laissé à désirer. Bellegarde était clairement plus mordant, plus volontaire, plus solidaire, a mis plus d’impact dans son jeu c’est vrai. Mais jamais Annecy n’est parvenu à poser son jeu, à développer des initiatives cohérentes de sorte que la sensation d’improvisation, de confusion entachera sans cesse une production bien pauvre. Revers de la médaille de cette jeunesse qui s’installe peu à peu dans les rangs locaux, il n’y avait pas de capitaine, pas d’expérience, pas de leader pour commander un bateau qui a navigué à vue pendant 80 minutes et qui n’a jamais su adopter un plan tactique clairement établi pour se frotter à ces vaillants bellegardiens. L’autre raison qui semble expliquer la faiblesse du jeu proposé, réside dans le manque d’explosivité et de fraîcheur physique d’un groupe qui semblait avoir des semelles de plomb pendant 80 minutes, paraissait lourd et lent à se déplacer comme si le match de Vinay pesait toujours dans les jambes. Proposer du volume de jeu pour éviter l’affrontement était une tactique envisageable à la condition d’en posséder les moyens physiques. Sans fixation du pack adverse, sans libérations de balles rapides, il n’y avait point de salut au large à force de jouer face à une défense sans cesse replacée qui a fait commettre de très nombreuses fautes de mains aux annéciens. Dans ce contexte, laisser échapper une victoire pourtant longtemps dans leurs cordes est rageant, préjudiciable même pour le classement général, mais concéder un match nul n’est pas une si mauvaise affaire tant Bellegarde aurait pu repartir sans discussion possible avec la victoire en poche avec un peu plus d’ambition.

Revenir aux fondamentaux, comme face à Vinay, sera donc un impératif pour pouvoir exister et ne pas revenir bredouille de Saint Savin, un XV qui s’y entend pour livrer combat dans sa petite arène qui ne fait la part belle qu’aux guerriers. Des isérois, battus sur le fil à Voiron, et qui devront l’emporter pour ne pas se laisser distancer définitivement dans la course à la qualification. Chaud, ça va être chaud dans le Nord-Isère !!

L’équipe Espoirs a connu, elle, un dimanche bien plus paisible en signant une 3ème victoire consécutive face à de juvéniles bellegardiens, joueurs et volontaires mais trop justes techniquement et physiquement pour inquiéter des annéciens supérieurement armés hier. Pourtant, la copie des annéciens ne fut pas des plus emballante compte tenu de la différence de potentiel. En dépit d’une nette supériorité de son pack, Annecy a enchaîné les mauvais choix, s’est compliqué la vie, produisant un très gros déchet technique et très peu de phases de jeu abouties dans une rencontre dont l’issue ne faisait pas de doutes. Plus de rigueur sera exigée dimanche prochain contre Saint Savin qui sera une opposition plus rugueuse et pugnace que les bellegardiens.  

Stéphane Mugnier

14/01/2018

Après les 2 belles victoires de nos Bleus et Blancs face à Vinay, hier à domicile, l'USAR remet le couvert dimanche 14 janvier prochain en recevant BELLEGARDE sur son terrain !

Donc on ne lâche rien, on continue sur la même lancée et on se donne toutes et tous rendez-vous dimanche prochain au Stade des Fins, avec notre PARTENAIRE DE MATCH Locavenir Juillet !

RESERVEZ VOTRE REPAS D'AVANT-MATCH AVANT LE 12 JANVIER, par tel/ 09.64.07.39.75, par email/ usannecy.rugby@wanadoo
MENU : Bœuf Bourguignon, fromage, dessert et café - 15€ ; (Préparé par notre partenaire Maison Chevallier)

BOUTIQUE DU CLUB, TOMBOLA, PETITE RESTAURATION ET BUVETTE OUVERTES

A DIMANCHE...

14/01/2018

Téléchargez le fichier  ICI
12345678910...
ANNECY TIRE UN ROI
Actualité du club
mardi 9 janvier 2018


US rugby ANNECY, ANNECY TIRE UN ROI


US Annecy – US Vinay     27 – 11    

Pour Annecy : 4 essais GIDEL (1e) GUIRAND (56e) VALLET (65e) BERLIOZ (80+2e) – 2 transformations GANDY (1e, 65e) – 1 pénalité GANDY (25e)

Composition : GUENARD – CHAHBA, GEANTET, PATRON, GIDEL – GANDY (o) RAMBAUD (m) – LOURSAC, BERLIOZ, DEMS – CABARET, DECARRE – VALLET, L’HOSPITAL, MERMET. Remp : BENABDALLAH, COURT, VILLERS, BAURES, PASCAL, FUMEX, GUIRAND

  Pour Vinay : 1 essai PECHEUR JB (75e) – 2 pénalités MAGALLON (10e, 35e)   

Composition : MAGALLON – GUICHARDON, FERROUILLAT, BARNAY, BARET – BONNET B (o) GENOVESE (m) – FALQUE, BAYLE, MONTERRAT – BITH, PUILLET – PECHEUR V, NEGRO, COGNE. Remp : DERBIER, SIBUT, BERNARD, DA FONSECA, BONNET A, VILLARD, PECHEUR JB  

 

Annecy tire un roi

 

Remis à 2 reprises en raison des intempéries, c’est finalement en ouverture de cette Année 2018 que les clubs, ayant un match de championnat en retard, étaient invités à boucler la phase aller. Une reprise avancée d’une semaine qui a quelque peu chamboulé la gestion de la trêve de fin d’année afin de se présenter au départ du second volet du championnat dans les meilleures dispositions possibles. D’un côté, cette coupure prématurée a permis de recharger les batteries après 3 derniers matchs éprouvants au niveau physique. Par contre, elle mettait en suspens une dynamique positive dans les rangs d’annéciens, restés sur une défaite bonifiée à Meyzieu mais surtout sur 2 victoires méritantes à Montmélian et contre Rumilly. 2 performances venues rehausser une première partie de parcours plus que réussie avec 6 victoires, 1 nul et 3 défaites pour une 5ème place prometteuse au classement général. Et pour cette reprise, qui était l’adversaire du XV haut savoyard ? L’US Vinay classée en 4ème position au classement général, une performance remarquable pour un groupe isérois promu en Fédérale 2 et récent demi-finaliste du championnat de Fédérale 3. A Annecy comme à Vinay, on surfe sur le haut de la vague au point de lutter pour l’une des 4 places qualificatives pour les phases finales. Présentée de la sorte, cette rencontre de reprise constituait donc une rencontre phare au cours de laquelle Annecy se devait de l’emporter pour sauter son adversaire du jour au classement général, tandis que Vinay, se présentait sans pression excessive mais avec l’ambition de s’imposer pour prendre un ascendant primordial pour la 4ème place de la poule. Car après avoir connu la défaite à domicile face à Voiron, Vinay devra se rendre à Saint Priest la semaine prochaine, conférant à ce match en retard une importance capitale.  

Fin de vacances de Noël oblige, on devait composer avec de nombreuses indisponibilités de part et d’autre. En ce jour, le groupe annécien était profondément remanié avec les sorties de 9 éléments : VIGNE, SUDAN, BAHLOUL, PERRUISSET, TARDY, COCHET, MOREAU, MEYER et COMELERA. En contrepartie, prenaient place dans le groupe fanion VALLET, MERMET, DECARRE, BERLIOZ, DEMS, LOURSAC, GIDEL, FUMEX et le jeune VILLERS. Pour une rencontre d’une telle importance, un manque de cohésion et d’automatismes pouvait être redouté. Et pour chasser les doutes, l’US Annecy aura l’heureuse idée de signer une entame de rencontre plus que parfaite en concrétisant sa première incursion dans les 22m visiteurs. Dans la foulée du coup d’envoi, les locaux hériteront d’une touche à l’entrée des 22m locaux qui se transformera en un ballon porté dévastateur qui ira s’écrouler sur la ligne d’en-but iséroise avant que RAMBEAU n’alerte très justement GIDEL qui n’avait plus qu’à plonger au pied du drapeau de coin gauche. GANDY ajoutant les 2 points de la difficile transformation, Annecy menait déjà par 7 à 0 (1ère). C’était bon pour le moral, idéal pour la confiance, mais loin de présager d’une formalité pour la victoire finale. Cette ouverture du score contraignait Vinay à réagir sans tarder. Et les isérois ne se défileront pas, s’installant dans les 50m locaux pour y développer leur jeu varié, fait d’alternance entre jeu au près et jeu au large. Ces bonnes intentions conjuguées à l’indiscipline dont feront preuve les annéciens, permettront aux dauphinois de dominer franchement ce premier acte. Hormis une belle séquence offensive achevée par un ballon lâché par CHAHBA à quelques centimètres de l’en-but isérois (14ème), Vinay monopolisera le ballon et squattera en permanence les 50m locaux. Faisant preuve de cohésion dans le combat et sur la plupart des rucks, de cohérence dans ses intentions de jeu et dans le replacement, Vinay, alimenté par les nombreux ballons rendus par les locaux du fait de leur indiscipline, s’assurait une importante possession de balle lui permettant de poser calmement son jeu dans le sillage d’un alignement à la touche performant, d’une charnière vive qui animait bien le jeu. Vinay développait du mouvement, mettait de l’intensité dans ses offensives et malgré toutes ces bonnes intentions, Vinay ne parvenait pas à donner le coup de rein décisif pour concrétiser ses temps forts. La raison en était simple : dans les rangs annéciens, on abattait un travail défensif intense et particulièrement efficace puisque Vinay ne se créait pas d’occasion d’essai. Faisant preuve d’un impact physique supérieur dans le jeu courant, se montrant plus mobile que son adversaire pour lui boucher tous les espaces sur les extérieurs, Annecy parvenait à contenir sans frayeur particulière les assauts visiteurs. Ne parvenant pas à trouver l’ouverture par le jeu, Vinay devra s’en remettre au pied de son buteur, MAGALLON, pour demeurer en course pour la victoire. S’il échouait dans la première tentative des 40m gauche (6ème), il parviendra tout de même à cadrer 2 fois les poteaux des 22m gauche (10ème) puis des 35m droite (35ème) pour permettre aux guêpes de rentrer aux vestiaires avec 4 longueurs de retard à la mi-temps (10 – 6), GANDY ayant passé une pénalité de près (25ème) sur l’une des rares incursions annéciennes dans le camp vinois.

Au regard de la physionomie de ce premier acte, et malgré un départ canon, il était presque étonnant qu’Annecy vire en tête aux citrons tant les locaux avaient subis la pression de visiteurs joueurs et qui démontraient que leur classement n’avait rien d’usurpé. Mais il semblait évident que ce n’est pas avec son seul réalisme qu’Annecy allait parvenir à conserver l’avantage au score ; il allait falloir en faire davantage dans les 40 dernières minutes pour ne pas s’incliner une seconde fois à domicile.   

Et si Annecy peinait à exprimer son jeu du fait d’un manque d’automatismes au sein du collectif du jour, Vinay semblait lui plombé par un déficit de condition physique consécutif à une reprise de l’entraînement plus tardive. Du coup, les vinois se montreront moins fringants, moins tranchants dans leurs assauts, moins explosifs dans leurs courses. Et pour couronner le tout, ils allaient devoir mettre les bouchées doubles pour résister à 10 minutes d’infériorité numérique à la suite du carton jaune reçu par l’ailier BARET pour un placage dangereux (41ème). Vinay ne s’en laissa d’ailleurs pas compter au point de lutter pied à pied avec le XV local, et d’obtenir une pénalité face aux poteaux que MAGALLON ne convertira pas des 40m face (48ème). Une occasion de recoller au score qui ne se représentera plus aux vinois car les alpins étaient revenus sur le terrain avec d’autres intentions. Et puis surtout, contrairement au 1er acte, Annecy n’était plus aussi souvent sanctionné, permettant ainsi aux locaux de rétablir une certaine parité en terme de possession de balle. Disposant de meilleures munitions, les hauts savoyards vont dès lors proposer du jeu, en enchaînant les percussions sur la ligne d’avantage avant d’écarter le jeu vers les extérieurs en quelques passes. Du jeu simple, méthodique, développé avec application qui suffisait à Annecy pour prendre petit à petit l’ascendant sur les vinois. Ne manquait que de la rapidité d’exécution et un peu de spontanéité pour conférer un peu plus d’efficacité aux intentions proposées par les locaux. En s’appuyant sur une touche performante, Annecy initiait quelques ballons portés qui mettait à mal la résistance vinoise qui courbait de plus en plus l’échine face à la domination physique grandissante des locaux. Bénéficiant depuis le début de la rencontre d’une mêlée dominatrice en dépit de la sortie sur blessure de MERMET dès le quart d’heure de jeu, le pack haut savoyard sapait patiemment la résistance visiteuse en se mettant sans cesse dans l’avancée, ouvrant ainsi des brèches pour des ¾ qui se montraient tranchants dans l’attaque du rideau défensif isérois. Annecy dictait désormais le rythme de la rencontre, enchaînait de nombreux temps de jeu et poussait Vinay dans ses derniers retranchements. Les locaux parvenaient désormais à jouer dans la défense visiteuse et crurent à la délivrance quand GUIRAND alerta PASCAL d’une passe croisée pour une dernière course qui emmena le centre annécien dans l’en-but vinois mais sans parvenir à aplatir, un défenseur vinois l’en empêchant (55ème). Ce n’était que partie remise, car profitant de la mêlée aux 5m visiteurs qui s’en suivit, GUIRAND profita d’un leurre de GIDEL pour se faufiler jusque dans le coin droit de l’en-but vinois pour inscrire le second essai local (15 – 6 à la 56ème). Cet essai créait un premier écart au score en même temps qu’il gonflait le moral d’annéciens qui se montraient de plus en plus joueurs.  Tout en se montrant sobre et appliqué, Annecy variait ses initiatives en étirant plus fréquemment une défense vinoise qui éprouvait un peu plus de mal à combler les espaces et à répéter les courses défensives. Et au terme d’un nouveau temps fort local, Annecy allait profiter d’une pénaltouche aux 5m visiteurs captée par BAURES en fond d’alignement pour emporter le pack isérois et permettre à VALLET de s’écraser dans l’en-but visiteur (65ème). Avec la transformation ajustée par GANDY, Annecy menait désormais largement sur le score de 22 à 6, bonus offensif en prime ! ! Sauf qu’il restait encore un bon quart d’heure à jouer, un laps de temps suffisant pour encaisser un essai de la part de cette équipe vinoise courageuse et accrocheuse. Surtout qu’Annecy sembla rechercher un second souffle au point de relâcher son étreinte sur son adversaire qui en profita pour envoyer à nouveau du jeu. Menées par un duo FALQUE-PUILLET remarquable d’abnégation, Vinay n’entendait pas laisser Annecy empocher 5 points dans cette confrontation directe. En multipliant les percussions et les tentatives de prise de l’axe du terrain, Vinay inversait la pression et bénéficia de 2 pénaltouche successives. La seconde sembla gagnante quand GENOVESE se faufila dans la défense haut savoyarde avant de servir à hauteur B BONNET qui se fera découper par GEANTET devant la ligne d’en-but local et dégueula son ballon sur l’action (74ème). Alors qu’Annecy était maître jusqu’ici en mêlée, sur la mêlée qui suivra, Vinay ravira l’introduction des pieds de L’HOSPITAL pour envoyer illico-presto le ballon jusqu’à l’aile de JB PECHEUR qui plongea en coin gauche ( 22 – 11 à la 75ème). De la plus bête des manières, Annecy venait de perdre un bonus offensif si chèrement acquis. Sauf qu’Annecy avait encore des ressources physiques, contrairement à des vinois qui roulaient désormais sur la jante, rendant la reconquête de ce point de bonus largement possible. Annecy se rua donc à l’assaut de la muraille vinoise, trouvant des espaces tantôt sur les ailes, tantôt dans l’axe, poussant les isérois à commettre de nouvelles fautes qui donneront lieu à 2 pénaltouches aux 5m isérois. Si la première sera enrayée par le métier de FALQUE qui arracha un précieux ballon du maul annécien pour repousser les locaux (79ème), rien n’arrêtera la seconde tentative annécienne. BERLIOZ fut à l’origine de la dernière prise de balle et touche, BERLIOZ sera également le dernier porteur de balle poussé rageusement dans l’en-but vinois (82ème) par un pack soudé et volontaire comme jamais pour signer un précieux succès bonifié sur le score de 27 à 11 pour Annecy.           

Un succès mérité, sans aucun doute, tant Annecy a affiché une remarquable maîtrise défensive, produisant une partition XXL en repoussant les visiteurs sur la ligne d’avantage, en interdisant aux vinois toute possibilité de jouer dans la défense locale. Ajoutez-y une conquête en touche et en mêlée performante et fiable, un jeu au pied appliqué et efficace de bout en bout, des intentions offensives maîtrisées et exécutées avec application, une condition physique supérieure et vous aurez les raisons d’un succès probant arraché à une équipe de Vinay qui ne joue pas le haut de tableau par hasard. Pour un collectif renouvelé de moitié, le résultat et la manière sont porteurs de véritables espoirs. Surtout après avoir égaré le point de bonus offensif, s’arracher de la sorte pour aller le récupérer au bout du temps additionnel démontre une fore de caractère, une solidarité, un état d’esprit remarquable.  Le faire une première fois contre Rumilly constituait une performance. Le répéter face à un autre gros bras, Vinay,  force le respect. Ce collectif ne fait pas toujours tout bien, mais il faut bien reconnaître que ce groupe ne lâche rien, le rendant si attachant aux yeux d’un public conquis par tant de courage et de solidarité. Et en ce jour d’Epiphanie, ajouter le point de bonus offensif  à la victoire, constitue une autre belle performance tant Vinay a constitué une opposition remarquable.

Ces valeurs sont payantes puisque l’US Annecy devance désormais son adversaire du jour et monte même temporairement sur la 3ème marche du podium en attendant que Rumilly dispute son match en retard à Montmélian.

  N’empêche que ce classement ouvre de jolies perspectives sur le haut du classement. Et pour y rester, les hommes de Michel FRACHAT devront s’imposer à nouveau, toujours aux Fins dans un nouveau derby, face à Bellegarde, qui ne sera pas joué d’avance tant Annecy avait sué et ramé pour décrocher au bout du bout d’une rencontre bien triste un match nul, peu glorieux sur le contenu, mais qui avait montré toute la détermination d’un groupe passé à côté de son match ce jour-là.

Ces mêmes vertus de courage et d’abnégation, l’équipe Espoirs a su en faire preuve également dans un match pas forcément abouti techniquement mais globalement maîtrisé face à un adversaire joueur et mobile. En ce jour de reprise, Annecy s’impose tout de même par 28 à 17 face à un adversaire restant sur 2 victoires consécutives. Compte tenu du contexte d’une reprise, et de la jeunesse du groupe aligné, la performance demeure remarquable tant les annéciens ont su par moment développer des phases de jeu intéressantes. Dommages qu’il y ait eu également ces périodes de flottement qui ont permis à des vinois opportunistes de demeurer au contact pendant longtemps. C’est dire que ce collectif possède également les armes pour faire encore mieux et plus. Dimanche, en accueillant Bellegarde, Annecy pourra parfaire ses gammes avant un déplacement périlleux à Saint Savin.

S. MUGNIER      

U.S. Annecy - Club rugby Annecy - info@usannecy.frMentions légales |  Contact |  Boondooa Créations - Création de sites internet