Actualités
17/03/2018
Venez partager un grand moment de fête et de convivialité avec le Club 115, club des supporters de l'USAR!!

SAMEDI 17 MARS 2018 - ON FETE LA ST PATRICK,

à la salle des Fêtes de Sillingy et l'ambiance risque d'être très animée...

Réservez d'ores et déjà votre repas auprès de Virginie : reservationsaintpatrick@gmail.com

Toutes les infos utiles sur l'affiche... Vous pouvez également téléphoner auprès du Club de l'US Annecy Rugby pour toutes questions. 

A bientôt.
02/03/2018

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25/02/2018

ATTENTION !!!

Le dimanche 25 février 2018 : RETOUR DU GRAND LOTO de l'US Annecy Rugby!!

Le Club et ses partenaires vous proposent une après-midi riche en surprise et en lots de grande qualité!

Venez tenter votre chance. S

alle le Météore, à Meythet dès 14H.

Plus d'infos sur l'affiche ou par téléphone auprès du Club : 09 64 07 39 75
20/02/2018

US Annecy – SO Voiron                  20 – 15

 

Pour Annecy : 2 essais GANDY (30e) SUDAN (60e) – 2 transformations GANDY (30e, 60e) – 2 pénalités GANDY (43e) VIGNE (79e)

Composition : GERY – GUENARD, PASCAL, GEANTET, SUDAN – GANDY (o) BRUNIER (m) – LOURSAC, PERRUISSET, BERLIOZ – TARDY, DECARRE – VALLET, COURT, VASSEUR. Remp : L’HOSPITAL, VILLERS, DESFOURS, COCHET, GUIRAND, FUMEX, VIGNE

 

Pour Voiron : 5 pénalités COLLIAT (8e, 40e, 46e, 53e, 80+4e)  

Composition : GALLAND – CHABERT, GAIGNON, AMORE, LAVOREL – COLLIAT (o) MERCADAL (m) – KOROLOGAVATU, FAURE, HERVET – NIETO, ROBANAKADAVU – REBESCO, THIRIET, DIMITRU. Remp : DEMIREL, N’GANOU, RIMEY MEILLE, BOURACHOT, DENNIS, BONNET GROS, PEREIRA.  

 

Défonce d’entrée

 

Au lendemain d’une bien piètre prestation sur le tapis enneigé de Pontarlier, ponctuée d’une défaite assortie d’un point de bonus défensif en guise de lot de consolation, l’US Annecy retrouvait sa pelouse des Fins, pour renouer avec la victoire et retrouver des couleurs après plusieurs prestations très insuffisantes. Et pour ce faire, les hommes de Michel FRACHAT allaient devoir sacrément hausser leur niveau d’exigence, car ce n’est ni plus ni moins que le leader de la poule, le SO Voiron, qui venait poser ses crampons sur les bords du lac. Certes, Voiron est moins flamboyant en déplacement depuis quelques semaines, mais les chartreux demeurent sur une remarquable dynamique, compilant à ce jour 12 victoires pour seulement 3 défaites en 15 matchs de championnat. Avec un effectif alliant vitesse, puissance physique et expérience, développant un jeu basé sur une organisation rigoureuse et totalement tourné vers l’offensive, les voironnais représentent un collectif ambitieux qui ne cache pas ses envies de rejoindre à brève échéance la Fédérale 1. Au regard des 2 larges derniers succès signés à domicile, de leur victoire indiscutable du match aller fruit d’une domination implacable, et des difficultés rencontrées par les annéciens pour poser à nouveau les bases de leur jeu, Voiron faisait figure de grand favori de cette rencontre. Autant dire que pour Annecy, cette confrontation constituait un tournant important de cette saison : soit Annecy trouvait les ressources pour s’imposer et les hauts savoyards gardaient intacts leurs chances de qualification, soit Annecy baissait pavillon à domicile et la fin de saison sera bien longue sans avoir quoi que ce soit à jouer. Avec cet impératif de victoire dans les rangs locaux, cette rencontre constituait donc un sommet de la poule au cours duquel Annecy ne pouvait se manquer une nouvelle fois. Le collectif si pâle à Pontarlier était donc en quête de rachat et était très largement reconduit pour mener à bien cette opération commando. Parmi les quelques mouvements du jour, CHAHBA, DEMS, BAURES et CHICHER étaient remplacés dans la lise des 22 par BERLIOZ, COCHET, FUMEX et VIGNE.  

Dans des conditions climatiques toujours fraîches mais redevenues bien plus propices à la pratique d’un rugby offensif, Annecy attaquait dare-dare la rencontre, porté par un léger vent favorable. Et pour donner le ton de la rencontre, une touche rapidement jouée par SUDAN sur les 22m isérois à l’attention de LOURSAC verra ce dernier servir son ailier dans le couloir gauche pour une percée qui s’achèvera en touche à quelques mètres du poteau de coin de l’en-but visiteur (2ème). Une entrée en matière idéale pour les locaux en même temps qu’elle jetait les bases d’une rencontre alerte, disputée sur un rythme élevé. Mais cette occasion d’essai annécienne ne sera qu’une éclaircie dans un ciel qui va rapidement se charger de la menace oppressante de voironnais bien décidés à marquer leur territoire sans tarder. Et Voiron hissa sa domination sur des standards élevés, veillant à monopoliser le ballon et à diversifier ses initiatives, sollicitant tantôt son pack par des percussions permettant au collectif de franchir la ligne d’avantage et de trouver de l’avancée, tantôt en sollicitant une ligne de trois-quarts joueuse et physique qui étirait la défense haut-savoyarde à loisirs. C’était beau, ambitieux mais pas forcément prolifique, Voiron usant et abusant du jeu de passe pour déplacer le jeu, lançant même du jeu depuis ses propres 22m comme si la certitude que la défense annécienne finirait par craquer, l’animait. Voiron se comportait clairement en patron, dictait le tempo de la rencontre, monopolisait le ballon, proposait un gros volume de jeu et s’assurait une indiscutable domination territoriale. Sauf qu’à vouloir jouer à tout prix sans tenir compte d’une défense annécienne hyper mobile, rigoureuse dans son replacement et très efficace, Voiron faisant preuve de suffisance, comptant sur ses 3 fers de lance, FAURE, ROBANAKADAVU, KOROILOGAVATU, pour arriver à leurs fins. Si COLLIAT avait logiquement ouvert le score d’une pénalité bottée des 15m droite (3 – 0 à la 8ème), Voiron dominera de manière totalement stérile la suite de ce premier acte, mais paradoxalement, sans se créer la moindre occasion d’essai. Car dans les rangs « bleus et blancs » on plaquait à tour de bras, on brassait de la viande sans relâche, on dressait les barbelés avec une formidable solidarité pour compenser et boucher les trous que les voironnais parvenaient à se ménager. Avec le cœur, les tripes, une générosité incroyable, Annecy faisait front, tenait le choc sur la ligne d’avantage, se replaçait inlassablement, abattant un énormissime travail défensif en faisant preuve de discipline, chose peu courante pour les locaux. Et si tout fut loin d’être parfait côté annécien, si le jeu était réduit à peau de chagrin, si le jeu au pied conduisait à rendre beaucoup de ballons de relance aux visiteurs, Annecy saura faire preuve de pragmatisme, d’esprit de combat pour jouer avec davantage de discernement et contourner un rideau défensif voironnais loin d’être imprenable. Et devant tant de stérilité voironnaise, c’est Annecy qui s’offrira les meilleures opportunités d’inscrire quelques points. Si GANDY ne fut pas heureux sur une pénalité qui passa de peu à côté des 40m face (13ème), l’ouvreur annécien sera plus heureux lorsqu’il contra une tentative de drop de COLLIAT qu’il parviendra à contrôler pour remonter le terrain sur 60m et aller inscrire un essai bienvenu entre les poteux qu’il transforma dans la foulée (7 – 3 à la 30ème). Une réalisation qui validait l’engagement défensif sans faille de ses partenaires en même temps qu’elle installait le doute dans les esprits isérois. Piqués au vif, Voiron reviendra à un jeu plus posé, moins débridé pour refaire un retard surprenant après une telle domination territoriale « rouge et blanche ». Annecy pliera sous les percussions et les charges iséroises, stoppant à la hussardes les ruades des avants isérois. Et le plus bel exemple de cette bravoure des locaux sera illustrée par VASSEUR qui repoussa N’GANOU au moment où ce dernier pensait aplatir dans l’en-but, et lui arrachant dans la foulée un ballon qui sera dégagé en touche (35ème). Finalement, la parité sera quasiment rétablie à la pause, COLLIAT passant une pénalité des 40m face à l’ultime seconde de cette mi-temps (7 – 6 à la 40ème).  

Voir Annecy s’envoyer de la sorte en défense, donner le change au leader au point de le contrarier sérieusement, était une sacrée surprise, tant cette première mi-temps était à des années lumières des dernières productions locales. Restait à espérer que les locaux auraient les ressources physiques pour maintenir ce niveau d’engagement pendant les 40 dernières minutes tant le défi physique faisait rage.  

Le retour des vestiaires sera identique au début de la rencontre, Annecy se montrant à son avantage sans tarder dans la foulée d’un maul conquérant sur 20 mètres qui amènera les annéciens sur la ligne d’en-but visiteuse. Tandis que THIRIET écopera d’un carton blanc, GANDY héritera, lui, d’une pénalité qu’il passa des 22m gauche en biais (10 – 6 à la 43ème). Et comme de bien entendu, Voiron reprit dans la foulée la direction des opérations, profitant de ballons de relance nés d’un jeu au pied beaucoup trop approximatif des locaux. Des erreurs qui seront payées rubis sur ongle, le pack isérois se chargeant de prendre les affaires en mains pour imposer son impact physique et pousser les locaux dans les cordes. Pas au point de menacer l’en-but local mais en s’offrant deux pénalités proches des perches que COLLIAT s’empressa de claquer aux 46ème et 53ème pour remettre ses partenaires devant au tableau d’affichage (10 – 12 pour Voiron). Les isérois étaient revenus avec des intentions de jeu plus restrictives, proposant moins de jeu au large pour concentrer leurs efforts sur du défi physique incessant au ras des regroupements. Profitant de libérations de balles rapides, de la puissance de ses avants, Voiron progressait très souvent dans l’axe du terrain avant de solliciter des trois quarts rapides, certes, mais trop fébriles pour concrétiser ces offensives. Comme Annecy ne pouvait pas s’appuyer sur un jeu au pied défensif efficace pour ralentir le rythme dicté par les visiteurs, Voiron cantonnait Annecy dans un intense travail défensif, dans un rude combat physique, secteurs dans lesquels Annecy rivalisait finalement avec bonheur, se montrant très solide en mêlée au point de bousculer les isérois, affichant une grosse qualité de conquête en touche, et ne ratant que très peu de plaquage. Jusqu’ici, Annecy était besogneux, courageux, vaillants dans un registre restrictif. Mais en quelques instants, Annecy va carrément devenir grandiose en renversant le cours de la rencontre au terme d’une offensive aussi géniale qu’inattendue. Au sortir d’une mêlée sur les 22m locaux, GEANTET viendra se proposer à hauteur pour créer un point de fixation et libérer son ballon dans le bon tempo. Une longue passe plus tard au large de GANDY vers GERY verra ce dernier déchirer la défense iséroise sur le flanc droit, repiquer au centre et taper un ballon à suivre dans l’en-but isérois que SUDAN aplatira le premier après avoir été accroché par LAVOREL. Il n’y aura pas l’essai de pénalité attendu mais un magnifique essai de 80m que GANDY bonifiera de la transformation pour porter la marque à 17 – 12 à la 60ème. Et voilà comment Annecy troqua son bleu de chauffe pour un costume de vainqueur potentiel de cette rencontre au sommet tant le pack semblait prendre le pas sur son rival, par quelques ballons portés qui mettront les avants voironnais dans l’embarras. Et à 20 minutes de la fin, voyant que le match tournait en faveur des locaux, la nervosité va gagner les rangs voironnais, contribuant à plusieurs redistributions des cartes en vue de la fin de la rencontre. Il y eut tout d’abord le duo N’GANOU-COCHET qui s’accrocha avec 1 carton jaune pour chacun d’eux (63ème). Il y aura ensuite un mauvais geste de RIMEY MEILLE sur DESFOURS au sol qui sera synonyme de carton jaune (68ème) mais pas de points supplémentaires au planchot, VIGNE échouant de peu sur la pénalité bottée des 22m droite. Annecy aurait pu tuer la rencontre sur le coup. Mais, au contraire, la pression visiteuse vas s’intensifier quand PASCAL écopera à son tour d’un carton jaune pour un placage dangereux sur LAVOREL (71ème). Voiron va alors faire feu depuis tous les coins du terrain multipliant les enchaînements avants - trois quarts qui feront passer de sacrés frissons sur l’échine locale à l’image de ce débordement de CHABERT sur l’aile droite poursuivi par un service à hauteur pour le puissant GALLAND qui sera projeté en touche juste devant le drapeau de coin droit (74ème). Dans la foulée, un renversement d’attaque isérois mettra le véloce et tonique AMORE en débordement mais qui dégueulera son ballon sous le placage tonitruant de GEANTET (76ème). Cette maladresse iséroise va se payer cash pour les chartreux. Devant une défense haut savoyarde bien en place, intraitable au duel d’homme à homme, COCHET récupérera un précieux ballon sur contest, permettant de trouver une belle touche dans le camp voironnais. Sur le ballon porté qui s’en suivra, le pack voironnais sera poussé à la faute, permettant à VIGNE de passer la pénalité de la victoire des 40m droite en biais (20 – 12 à la 79ème). La victoire en poche, Annecy finira par baisser la garde au bout des arrêts de jeu, offrant à COLIAT une ultime pénalité qu’il passa aisément de près pour ramener le bonus défensif en Isère au terme d’un duel serré solde par un exploit d’annéciens qui s’imposent sur le score final de 20 à 15.  

Un succès aussi beau qu’inespéré tant Annecy a dû, a su élever très nettement son niveau d’engagement pour se hisser au niveau de Voiron. Et pour faire tomber le leader, Annecy a surtout compensé son déficit de confiance dans son jeu par un surplus d’engagement, d’âme, des tripes, du cœur, de la vaillance ; des ingrédients qui n’ont rien de techniques, mais qui témoignent d’une volonté supérieure, d’une solidarité affirmée de vouloir la victoire davantage que son adversaire. En répondant plus que présent dans le combat, le défi physique, la dimension athlétique, Annecy est parvenu à traiter d’égal à égal avec un adversaire auquel le collectif haut savoyard rendait de nombreux centimètres, de nombreux kilos, une sacrée différence de gabarit. Mais cet engagement seul n’aurait jamais suffi sans une performance XXL du pack annécien dans les secteurs clés de la conquête. Plumés en touche par l’alignement isérois au match aller, la touche annécienne s’est montrée hier d’une fiabilité sans faille, provoquant la perte de 4 ballons du pourtant réputé alignement voironnais. La mêlée annécienne s’est montrée d’une solidité remarquable, imposant une pression constante à sa rivale qui a laissé de la gomme et de la fraîcheur physique sur la durée de la partie. Enfin le pack annécien s’est montré hyper présent sur les mauls, ne reculant que rarement sur les ballons portés isérois et progressant à tous coups sur les siens, dans les regroupements en récupérant de précieux ballons au duel et en parvenant à conserver ses propres munitions. Au final, vous avez là les ingrédients d’un superbe succès, Voiron ne s’étant procuré que de rares occasions d’essais au regard de sa possession élevée de la balle. Et si Voiron a disposé d’autant de munitions, c’est que dans le jeu courant, Annecy a été par contre à la peine, les lancements de jeu étant réduits à la portion congrue. Rendant trop facilement le ballon par un jeu au pied hasardeux, ne parvenant que trop rarement à libérer rapidement ses ballons au sol empêchant tout jeu dynamique, générant beaucoup trop de lancements de jeu devant une défense visiteuse replacée, ne proposant pas de soutien proche au porteur de balle souvent isolé en phase offensive, le jeu annécien peine grandement à prendre de l’ampleur faute de liant, de continuité, de replacement permettant la variation des lancements de jeu ou plus simplement au jeu de rebondir. Annecy ne pourra pas tout le temps s’imposer en ne faisant que défendre et devra reprendre le fil conducteur du jeu proposé en début de saison. A partir des attitudes montrées ce dimanche, de la solidité montrée par le pack dans de très nombreux domaines, le chemin du retour à un jeu dynamique ne sera plus très long à la condition de conserver l’humilité nécessaire pour aborder le dernier gros bloc de la compétition dans deux semaines. Cela commencera par une confirmation attendue avec la manière face à Villefranche sur Saône, un adversaire désormais dernier depuis ce dimanche, toujours en lutte pour le maintien et qui constituera un bloc très difficile à bouger si Annecy se croit arrivé et ne hisse pas son engagement à la hauteur de celui ayant permis de l’emporter contre Voiron. Car pour tenir à distance Vinay, 5ème à 2 points d’Annecy, une victoire bonifiée sera indispensable.  

Seule déception de la journée, celle venue de manière étonnante par l’équipe Espoirs, pour une fois, passée à côté de son sujet. En dépit d’une nette supériorité athlétique dans les phases statiques, le reste du jeu proposé fut beaucoup trop imprécis pour signer une 14ème victoire cette saison. Un alignement peu performant, un jeu trop latéral, des ressources physiques limitées par rapport à son opposant voironnais, ont causé la perte des jeunes annéciens. Grâce à une production plus propre, une volonté de ne jamais fermer le jeu, davantage de discipline, Voiron est allé chercher son méritoire succès sur le score de 24 à 23, qui témoigne de la volonté et de l’ambition de cette équipe de Voiron sans le moindre complexe. En recevant Villefranche sur Saône, Annecy aura l’occasion de repartir de l’avant et prouver que cette défaite ne constitue qu’un accident qui ne remet en cause, ni son très beau parcours jusqu’ici, ni sa 2ème place au classement général.


S. MUGNIER

18/02/2018

La vidéo de Sébastien Germain de TV8 Mont Blanc... C'est   ICI

Merci Sébastien
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UNE PAGE BLANCHE
Actualité du club
mardi 13 février 2018


US rugby ANNECY, UNE PAGE BLANCHE


CA Pontarlier – US Annecy           15 – 8

 

Pour Pontarlier : 2 essais de pénalité (36e), DHOTE (70e) – 1 pénalité RISCHMANN (13e)  

Composition : RISCHMANN – THEVENOT, FORTES, SEGUIN, SALOMON – GIRARD (o) BOULAND (m) – LAWSKI, PARISOT T, CLEMENT B – MAIRE, HUMBERT – VIOLETTE, CLEMENT A, GWOUBA. Remp : HOQUET, VANNOD, GRANGE, PARISOT J, GUENAT, VEHABOVIC, DHOTE.

Pour Annecy : 1 essai DEMS (78e) – 1 pénalité GANDY (9e)

Composition :  GERY – SUDAN, PASCAL, GEANTET, CHAHBA – GANDY (o) GUIRAND (m) – LOURSAC, BAURES, DEMS – TARDY, DESFOURS – VALLET, L’HOSPITAL, VASSEUR. Remp : COURT, VILLERS, DECARRE, PERRUISSET, BRUNIER, GUENARD, CHICHER.  


Une page blanche

  Ayant retrouvé le goût de la victoire en disposant péniblement de la Bièvre St Geoirs, l’un des mal classés de la poule, l’US Annecy reprenait le chemin de la compétition ce week-end pour 2 rencontres seulement en ce mois de février, mais quelles rencontres ! ! Du lourd et du costaud, tant les enjeux de ces rencontres seront importants pour les annéciens, c’est vrai, mais également pour leurs adversaires. Et c’est par une expédition en montagne, en des terres qui réservent bien des surprises en matière de conditions climatiques pour la pratique du rugby, qu’Annecy ouvrait le bal en rendant visite au CA Pontarlier. Un déplacement abordé forcément avec quelques ambitions au regard du net succès glané au match aller face aux doubistes et à la position de lanterne rouge de la poule occupée par les pontissaliens. S’il avait fait beau, si Annecy avait pu reconstituer une profondeur d’effectif suffisante, ces derniers auraient pu aborder ce déplacement avec confiance. Mais là, rien de tout cela au regard des dernières prestations bien peu convaincantes des alpins depuis 3 rencontres. Car en ce dimanche, la pelouse ne sera plus sèche, l’adversaire ne sera plus le XV statique du match aller mais bien un collectif ayant pour impératif de s’imposer pour demeurer en course pour le maintien, Pontarlier doit poursuivre à domicile son redressement en enchaînant les victoires à Paul Robbe et l’USAR d’aujourd’hui ne met plus un pied devant l’autre dans le développement de son jeu. Le rapport de force ainsi posé, Annecy devait s’attendre à une très rude opposition. Et pourtant, hormis Rumilly tombé à la surprise générale, Voiron, Vinay ou Saint Priest se sont tous imposés dans le Doubs, obligeant Annecy à faire aussi bien pour conserver et même renforcer sa 4ème place au classement général. Pour ce long déplacement, le collectif annécien était très fortement remanié avec les sorties de GIDEL, de COCHET, de MEYER, de RAPIN, de BERLIOZ et de VIGNE au profit de VILLERS, de CHICHER, de TARDY, de BAURES, de SUDAN et de GERY.

  En ce week-end d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver, l’US Annecy avait également rendez-vous avec une épaisse couche de neige qui recouvrait la pelouse doubiste. Cette pelouse glissante conjuguée à des averses de pluie et de neige incessantes, plantaient le décor d’une rencontre disputée dans un froid sibérien et devant un public clairsemé.  Et dans la foulée du coup d’envoi botté par GANDY, c’est le XV « bleu et blanc » qui prenait le meilleur départ en s’installant immédiatement dans les 30m locaux, proposant les premiers lancements de jeu et éprouvant les premières difficultés à maîtriser un ballon qui sera difficilement saisissable pendant 80 minutes. Du jeu simple, direct, nécessitant un minimum de passes et un jeu au pied précis : voici grosso modo les ingrédients nécessaires pour espérer l’emporter. D’ailleurs, sur le premier renversement de jeu, GANDY adressa un ingénieux coup de pied rasant dans l’en-but local que FORTES sauvera in extremis en devançant DESFOURS au moment de se coucher sur le ballon (2ème). De bon augure pour la suite, surtout que B CLEMENT hérita dans la foulée d’un carton jaune (4ème) qui offrait une supériorité numérique dont Annecy entendait bien profiter. Malheureusement, sur la pénaltouche qui suivra, les annéciens prendront l’option du jeu au large, qui aboutira à l’un des premiers en avants de la rencontre….et malheureusement pas le dernier. Si GANDY finira par ouvrir la marque en passant une pénalité des 22m face pour une faute au sol pontissalienne (0 – 3 à la 9ème), Annecy semblait déjà éprouver les pires difficultés à s’adapter aux conditions climatiques du jour. Car passée cette bonne entame, le jeu des annéciens va s’effilocher tout seul dès que Pontarlier poussera ses premières charges dans le sillage des remuants HUMBERT et LAWSKI. Un jeu tout en puissance bourré de générosité mais marqué par tant de fébrilité que ses offensives ne seront guère dangereuses et pourtant Annecy va s’égarer, faisant tout ce qu’il fallait pour remettre Pontarlier dans la partie. Jeu au pied catastrophique, fautes de mains à la pelle, indiscipline encore une fois incroyable pour une équipe de Fédérale 2, lancements de jeu approximatifs permettront à Pontarlier de prendre le contrôle de la partie en s’assurant la possession quasi exclusive du ballon. En y ajoutant un énorme engagement physique, beaucoup de cœur, le pack doubiste prenait les reines de la rencontre en imposant son impact physique à son rival annécien. Entre ballons portés initiés à partir de touches propres comme un sou neuf, progressions par des picks and go successifs, jeu au pied de pression qui mettait les visiteurs dans un grand embarras, Pontarlier enfermait sans coup férir les annéciens dans leur camp pour dominer outrageusement les débats. Heureusement, Annecy se montrait supérieur en mêlée ordonnée, affichait un cœur énorme dans le combat et dans le travail défensif, leur permettant de retarder l’échéance. Car Pontarlier se montrait pourtant bien maladroit dans l’utilisation de la balle et égarait également de nombreux ballons mais Annecy ne saura jamais s’en servir pour sortir proprement de ses 50m et pour partager la possession du ballon, la faute à trop d’hésitations, à de trop grandes errances tactiques. Alors que la parité obtenue très tôt par une pénalité de RISCHMANN pour hors-jeu de ligne visiteur bottée des 15m face (3 – 3 à la 13ème) aurait pu perdurer jusqu’à la pause, Annecy va se tirer tout seul, non pas une, mais 3 balles dans le pied. Eh oui, en 8 minutes, Annecy va hériter de 2 cartons blancs (DEMS à la 31ème puis PASCAL à la 34ème) et d’un carton jaune (CHAHBA à la 38ème) dont Pontarlier finira par tirer profit. Comme Pontarlier présentait un jeu aussi bordélique que son rival, c’est au métier que Pontarlier passera enfin devant. A 15 contre 13, LAWSKI jouera rapidement une pénalité aux 5m visiteurs alors que les annéciens n’étaient pas derrière leur ligne d’en-but pour hériter d’un essai de pénalité qui donnait enfin l’avantage aux capistes (10 à 3 à la 36ème). Un avantage poussif mais mérité à la pause tant Pontarlier avait dominé territorialement cette rencontre.

  La pause arrivait à point nommé pour les annéciens pour souffler un peu, serrer les rangs avant d’envisager d’inverser le cours d’un match qui leur échappait alors que Pontarlier ne leur était en rien supérieur.    

D’ailleurs, on attendait une furia doubiste dès le retour des vestiaires pour plier la rencontre durant cette triple supériorité numérique. Pontarlier s’engageait toujours autant dans le combat, secouant les visiteurs par des coups de boutoirs incessants, mais pour tellement de fautes de main, qu’Annecy ne sera pas distancé au sortir de cette période bien inconfortable. De quoi redonner de l’espoir à ces « bleus et blancs » vaillants et volontaires c’est vrai, mais incapables de s’approcher des 22m visiteurs. Les hauts savoyards tenteront malgré tout de se mettre dans l’avancée mais de manière trop individuelle et trop frontale pour mettre en difficulté une défense locale serrée autour des zones de combat. Pourtant, quand COURT ou VASSEUR auront la bonne idée d’essayer de franchir la ligne d’avantage en déplaçant les zones de percussions, des possibilités pouvaient s’ouvrir aux annéciens si leur maladresse n’avait pas été un handicap rédhibitoire et si la transformation du jeu n’avait pas été aussi laborieuse.  Pour vibrer, et non pas frissonner, il faudra une relance solitaire de GERY sur 40m poursuivie par un ballon botté à suivre de ce dernier pour entrer enfin dans les 10m locaux (58ème). C’était bien peu, trop peu, trop laborieux pour espérer autre chose qu’une défaite tant Annecy semblait incapable de refaire son handicap de 7 points. Ce second acte ne sera qu’un sombre combat, qu’une litanie de fautes, d’indiscipline de part et d’autre qui convenait parfaitement à des pontissaliens dont le jeu tournait autour de l’activité de son pack mené par son leader, LAWSKI, de la puissance du jeu au pied de RISCHMANN pour mettre Annecy sous pression et pour le mettre à la faute. Dans cette triste et bien insipide 2ème mi-temps, c’est Annecy qui va finir par donner la victoire à Pontarlier, sur un plateau d’argent. Pressé par la montée défensive locale, CHICHER déchira son dégagement et trouva une touche qui amena le jeu à 10m de la ligne d’en-but haut savoyard. DHOTE jouera rapidement la touche pour lancer LAWSKI qui, d’une énorme percussion mobilisera la défense annécienne avant de servir après contact T PARISOT qui décala DHOTE pour un plongeon victorieux dans le coin gauche de l’en-but haut savoyard. Un essai qui scellait le sort de cette rencontre en portant la marque à 15 – 3 à la 70ème. Un break qui aura le mérite de réveiller des annéciens, pour une fois, décidés à adopter un plan de jeu conquérant en initiant enfin des ballons portés, domaine dans lequel le pack annécien n’est pas manchot. Le XV haut savoyard va camper pendant 10 minutes dans les 22m locaux et trouver enfin la faille en envoyant DEMS, au sortir d’un maul, s’écraser dans l’en-but local (78ème) et clore les débats sur le score de 15 à 8 en faveur de pontissaliens valeureux et besogneux récompensés de ce succès hyper logique.   Annecy revient du Doubs avec un point de bonus défensif mérité si on considère que Pontarlier n’était absolument pas supérieur aux hauts savoyards, mais finalement très anecdotique au regard de la trop approximative prestation du jour, même en prenant en considération les conditions climatiques inhabituelles identiques pour les deux protagonistes. Depuis le début de l’année, et hormis la victoire signée face à Vinay, les lacunes sont toujours les mêmes, les rencontres s’enchaînent sans la moindre progression manifestée par ce collectif qui ne plafonne même pas, mais au contraire régresse devant une adversité qui sait désormais comment contrarier les lancements de jeux alpins. Car hormis dans le labeur défensif que les annéciens accomplissent toujours avec engagement mais en commettant de plus en plus de fautes dimanches après dimanche et avec une possession de balle de plus en plus réduite journée après journée, le reste du jeu proposé n’est qu’une succession d’à peu près, d’initiatives individuelles sans liant collectif. A vouloir continuer à produire du jeu sans fil conducteur collectif est une philosophie acceptable quand on a les moyens de ses ambitions, ce qui n’est pas le cas actuellement des annéciens. Tout au long de la partie, Annecy a montré une solidarité collective, un cœur, une envie, un engagement qui témoignent de la solidarité de ce collectif. C’est le seul signal positif de ces dernières semaines. C’est beaucoup et peu à la fois. Malheureusement, c’est seulement au cours des 10 dernières minutes de la rencontre que les « bleus et blancs » ont montré qu’ils avaient les armes techniques pour s’imposer….mais comme les 70 premières minutes étaient brouillonnes au possible, ce point de bonus constitue bien une perte de 3 points et non le gain d’un point classement général.  Après tant de productions incohérentes, difficile dans ces conditions d’imaginer Annecy capable d’exister face au leader voironnais la semaine prochaine. Mais avec le cœur…..

  Seule satisfaction de ce dimanche, la victoire de l’Equipe Espoirs très sérieusement remaniée mais qui a su faire simple pour se montrer efficace. Plus propres techniquement, plus cohérents dans leur développement de jeu, présentant une organisation défensive solide, Annecy avait les arguments nécessaires pour mettre à sa botte un adversaire volontaire, hargneux mais trop frustre techniquement, trop maladroit pour se montrer dangereux en phase offensive. Cela sentait bon le match piège mais Annecy l’a estoqué avec solidarité, cœur et abnégation.

Dimanche prochain, avec le retour espéré de conditions plus « normales », Annecy recevra la solide réplique de voironnais qui viennent d’aligner quelques les bonnes performances après un début de saison délicat.


S.MUGNIER

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